Forum médiéval-fantastique, NC-16
 
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Irina Del'HaunaïHumainavatar
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Localisation : Ha ha ha ! Mystère et boule de gomme !

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Âge du personnage: 26 ans
MessageAu service de Sa Majesté, Irina Del'HaunaïLun 29 Nov - 7:42

Del’Haunaï
Irina













~Votre Personnage~

¤Nom de famille : Del’Haunaï
¤Prénom : Irina
¤Age :26 ans
¤Sexe : femme
¤Alignement: loyal bon
¤Espèce : humaine
¤Nation : Skaldique
¤Métier : garde d’élite du roi, archère
¤Talents/aptitudes/défauts :
On retiendra chez Irina deux grands talents : d’une part sa grande maîtrise du tir à l’arc, et, d’autre part, sa faculté à apaiser les cœurs. Cependant, il ne faut pas se fier à son air angélique et ses belles manières, car le langage de cette demoiselle se retrouve bien souvent fleuri de jurons qui provoqueraient des syncopes chez les dames. Ce langage doux et délicat qui vient annoncer parfois trop brutalement certaines pensées qu’a Irina à l’égard d’autres personnes. Elle ne fait pas souvent dans la dentelle. En revanche, son honnêteté lui vaut souvent des éloges et surtout de parvenir à se placer du côté du plus fort, et à se mettre sous sa coupe. Peu manipulatrice, elle parvient surtout à saisir les bonnes occasions qui se présentent à elle, voire parfois à faire tourner le sort en sa faveur.
¤Arme de prédilection :
Un superbe arc de facture elfique, non pas fabriqué en terres skaldiques mais dans la nation des elfes. Irina se l’est procuré au marché de Mingwil, sans spécialement se préoccuper de sa provenance. En dehors de ça, Irina a toujours sur elle un couteau qu’elle affûte après chaque utilisation… Ce qui est fréquent.


~Statistiques~

¤Force : 27
¤Dextérité : 50
¤Constitution : 28
¤Intelligence : 40
¤Charisme : 35
¤Capacité d'invocation : //////

~Apparence et Mental~

-Iris : noisette
-Peau : claire
-chevelure : châtain clair, reflets roux
-Taille : 1m70
...
¤Physique :
Chevelure flamboyante et teint de pêche. Qui croirait que de si jolis atours pourraient appartenir à une femme vouant sa vie à servir son roi et à écumer les tavernes avec ses compagnons d’armes ? Irina Del’Haunaï est une femme de taille moyenne, non sans charmes, mais elle ne fait pas d’efforts transcendants pour plaire à quiconque. Elle se plait à elle-même, c’est bien suffisant. Un visage ovale et allongé, des sourcils froncés, des yeux perçants couleur noisette qui savent dire tant de choses, un nez un peu large, une bouche d’où sort pratiquement tout le temps un flot de paroles, parfois empreintes de toute une poésie employée le plus souvent par les hommes du peuple.

Irina ne montre que peu de parties de son corps. Torse, bras, cuisses et jambes sont couverts d’étoffes. Ses avant bras marqués par les innombrables heures passées à tirer à l’arc sont protégés par des canons d’avant-bras en cuir sanglés par trois boucles d’argent, ses mains abîmées par des mitaines de cuir. Chemises en soie et corsage de cuir souple, parfois de tissu, Irina se vêt de manière simple et cavalière. Jamais elle ne montre la longue cicatrice blanchâtre et peu agréable à voir qui lui couvre tout le flanc droit. Et on aperçoit quelques fois seulement son épaule droite où sa peau a pris une couleur violacée des suites d’un empoisonnement provoqué par le passage d’une flèche ennemie.
¤Signe particulier :
De nombreuses marques rouges et quelques cicatrices au niveau des avant-bras, restes des contusions provoquées par les entraînements intensif à l’arc ; une brûlure lui couvrant tout le flanc droit ; et enfin, une blessure de guerre à l’épaule droite, a cet endroit, la peau d’Irina est marquée d’une fine cicatrice, et la peau alentour a pris une teinte mauve, résultat d’un empoisonnement de cette partie d’épiderme, car la flèche qu’elle a reçue était empoisonnée.
¤Caractère :
Loyauté et dévotion, tels sont les maîtres mots de la famille Del’Haunaï, et auxquels Irina est fermement attachée. Jusqu’à sa mort, elle servira son roi, lui donnera sa vie s’il le faut. Son honnêteté fait d’elle quelqu’un d’apprécié dans son entourage et aussi quelqu’un à qui l’on aime s’adresser et se confier, confier jusqu’à ses plus intimes secrets. Des secrets que jamais si elle le promet Irina n’ira révéler. De par son honnêteté, Irina est quelqu’un dont la verve est quasiment intarissable, et parfois un peu trop vigoureuse. Souvent on peut l’entendre jurer contre quelqu’un ou quelque chose. D’irritation plus que de colère, Irina est débordante, et ces sautes d’humeurs, aussi passagères que la foudre, laissent toujours place à de grandes parties de rigolade. Que ce qu’on lui demande de faire lui plaise ou non, elle s’exécutera, sans pour autant mettre le voile sur ses ressentiments, et les seuls cas où elle désobéira seront ceux où les demandes iront à l’encontre de son code moral et éthique.

Il faut bien sûr se méfier de l’Irina en colère, qui a tendance à tendre vers une méchanceté vraiment sincère, et dénuée de tout regret d’après coup. Lorsqu’elle fait quelque chose, Irina est sûre d’avoir mesuré toute l’importance de son geste et ne reviendra que très rarement sur sa décision, sans éprouver ensuite aucun remords a avoir agit de telle manière. C’est en partie là que se manifeste son intelligence. Elle ne fait rien sans y réfléchir avant, sans s’y préparer. D’autre part, son intelligence réside principalement dans sa logique beaucoup plus que dans son instruction qu’elle a basique. Bien sûr elle sait lire sans trop de mal et écrire à peu près sans fautes, et connaît les bases de l’histoire de l’Aithinne, de la géographie et des sciences, mais tout cela n’est pas spécialement une force. Irina est cependant assez douée pour régler des histoires aux sombres aspects de casse-tête.



~Structure~

¤Histoire :

Salle commune, quartier des archers, Aathyion, il y a peu. Comme tous les soirs, les soldats se mélangeaient et oubliaient la hiérarchie qui les séparait tant la journée. Jeux d’adresse ou de dés, certains conversaient simplement, d’autres somnolaient, affalés sur les longues tables qui portaient encore des traces de vieilles bagarres et surtout d’usure.

- Dites nous, capitaine, comment vous êtes vous retrouvée ici ? Parce qu’à moins d’être une pure rustaude, ce que vous n’êtes pas, une femme ne peut avoir que du mal à s’adapter à cette misérable vie de soldat. Il y a beaucoup de dangers à être une femme dans ce monde sans pitié.

Cette remarque en avait fait sourire plus d’un, et leurs nombreux regards un peu salaces dirigés vers leur capitaine furent tus par un sourire narquois de leur supérieure. Assise droite, accoudée sur le panneau de la table, d’apparence tout sauf fragile, Irina Del’Haunaï renversa sa tête en arrière, faisant se mouvoir sa chevelure flamboyante. Puis son regard se fit circulaire, sans que son sourire amusé ne quitte son minois charmant. Elle était entourée d’une douzaine d’autres archers, d’âges variables, mais toujours relativement jeunes.

- Et à quoi ai-je droit en échange d’une telle information, maître Gahnad ? répondit-elle simplement. Un bras de fer, un lancer de dés ? Que sais-je, une course de tricot ?

Eclat de rire général et tonitruant. Irina savoura cet instant où encore elle n’avait pas montré de faiblesse. Denuit comme de jour, il fallait se méfier des autres. Et la nuit les hommes les plus honnêtes pouvaient devenir les plus vils. Le dénommé Gahnad eut un rictus et approcha son visage de celui de son capitaine.

- Je n’aurais le cœur à vous briser votre poignet, qui risque fort de vous manquer. Laissons plutôt le plus pur des hasards décider. Le score le plus haut l’emporte. Si vous gagnez, je vous laisserai poser la question que vous voulez. Mais si je gagne, vous me donnez la réponse à ma question.
- Et s’il y a égalité, ces deux conditions devront être remplies.

Irina acquiesça, et l’on apporta des dés. Trois chacun.

- Honneur aux dames.

Irina sourit et lança ses trois dés d’un geste leste de la main gauche. Trois, six, cinq. Il y eut des sifflements approbateurs. Ce fut au tour de Gahnad de lancer ses dés. Il les secoua vivement dans sa main avant de les lâcher sur la table. Tous les regards furent rivés sur ces trois cubes en bois peint qui roulèrent le long de la table. Cinq, cinq… Quatre. Des « oooooh ! » et des « aaaaah ! » s’élevèrent de la foule qui s’était amassée autour du capitaine et du soldat un peu impudent. Ainsi chacun des deux parieurs devait honorer sa part du contrat.

- Eh bien, mon bon Gahnad. On dirait que vous allez devoir accepter tout ce que je vous demanderai, lança Irina d’un air satisfait. Mais je ne veux pas vous gâcher le plaisir d’avoir une réponse à votre question, c’est pourquoi je vais commencer par remplir la condition qui m’est échue. Rappelez-moi de quoi il s’agit exactement ?
- Vous n’êtes pas d’ici. Et une femme de la petite bourgeoisie, à ce que l’on sait. Pourquoi abandonner une famille pour venir offrir votre vie au roi ?

De Gahnad, les regards se déplacèrent vers Irina, toujours assise dans la même position, et dont le visage affichait un air serein. Le pavé était jeté dans la mare, et elle devait jouer le jeu, si déjà elle l’avait accepté.

- Vous avez mis le bon mot sur la raison de ma présence ici. La famille. Je n’ai jamais connu ma mère qui est morte en me donnant la vie, et celle qui fut ma mère pendant les dix premières années a elle aussi quitté ce monde. La troisième épouse de mon père je n’ai qu’à peine pris le temps de la connaître car aujourd’hui elle règne sur son empire commercial telle une lionne affamée. J’ai une sœur qui semble me détester et un frère que je connais peu. La seule personne qui m’aimait de tout son cœur était mon père, qui lui aussi a périt, dans un accident malheureux. Donc voyez vous, je n’avais pas réellement de raison valable pour rester là bas, en revanche j’en avais d’excellentes pour venir grossir les rangs de l’armée du roi.

Un silence suivit la déclaration d’Irina. Certains semblaient compatir à cette histoire d’apparence touchante, mais à laquelle Irina n’était que peu sensible, malgré que le fait de la raconter la replongeait dans ses souvenirs. D’un geste machinal, elle passa sa main sur le côté droit.

- Bien ! Gahnad, vous vous engagez en retour à veiller à la propreté de tous nos locaux durant tout le mois à venir, dussiez-vous y laisser quelques heures de sommeil et votre voix. Cet endroit est une vraie porcherie, je veux que nous voyions la couleur du sol.

La séance était levée. La capitaine se leva, provoquant dans la foulée un mouvement de recul des soldats qui la laissèrent passer.


Une chambre sombre, Aathyion, quelques temps plus tard. Seul un chandelier éclairait la pièce. La table était encombrée de parchemins, bouts de plumes, encre, et autres bibelots épars et divers. Pas de cheminée, juste un brasero éteint. Sur la couche faite de paille, étaient assises deux personnes. Le chemisier et le plastron d’Irina reposaient sur ses genoux. Ses bras étaient croisés sur sa poitrine nue. A côté d’elle, un homme l’observait de près.

- Tu leur as parlé d l’incendie ? C’est dangereux de se dévoiler autant. Tu ne connais pas leurs intentions. Tu as mal depuis ce moment là, ce n’est pas vraiment normal, peut être juste psychologique.
- Non, je leur ai juste dit le strict nécessaire. Et puis je ressens de désagréables picotements. Je ne suis pas stupide au point de me mettre à nue devant mes hommes. Est-ce que je dois me méfier de toi alors, pour me dévêtir aussi facilement devant toi ? ajouta Irina avec le sourire.

L’homme sourit. Il releva la tête, pour dévisager son amie dont le visage était baigné dans une faible lueur orangée. Ses cheveux paraissaient enflammés. Il saisit alors un pot d’onguent, et en appliqua une épaisse couche sur une longue plaie aujourd’hui cicatrisée qui couvrait tout le flanc de l’archère. Un frisson la parcouru au contact froid de la pommade.

- Depuis toutes ces années où on se connaît, tu te méfierais encore de moi ? J’ai l’impression que c’était hier que tu es arrivée à l’hospice de la caserne d’Yavanna avec les avant-bras en sang. Et pourtant, cela remonte à plus de dix ans.
- Presque quinze, oui, corrigea Irina, un sourire pendu à ses lèvres. Et depuis tu ne m’as plus lâchée.
- Il faut dire que tu n’as jamais fait beaucoup d’effort toi non plus pour t’éloigner de moi, ajouta l’homme avec un petit rire.

Irina soupira. Ses meilleurs souvenirs, elle les avait avec lui. Il était comme son frère et avait toujours été là pour elle. Que ce soit en tant que guérisseur pour panser ses plaies qu’en tant qu’ami sur qui elle pouvait compter. C’était chez lui qu’elle s’était réfugiée à son départ de Mingwil, il y a dix ans, après l’incendie qui causa cette affreuse blessure. L’incendie qui avait causé aussi le décès de son père. Irina avait alors terminé sa formation à Yavanna, et était revenu au berceau de sa vie, retrouver son père et le reste de sa famille recomposée. C’est en voulant sauver son géniteur qu’elle fut blessée. Les flammes avaient embrasé sa tunique et laissé leur marque indélébile sur la peau de la jeune femme. C’est après les funérailles et relativement bien rétablie qu’Irina rassembla ses affaires et quitta la cité pour retrouver son ami, à quelques lieues de Mingwil. Et depuis jamais ils ne se trouvaient bien loin de l’autre.

Les mains du guérisseur remontèrent vers son épaule, couverte elle aussi d’une cicatrice assez affreuse. La peau de l’archère avait pris une vive couleur violette, en halo tout autour d’une cicatrice un peu plus récente. Cicatrice nette et droite. Résultat malheureux d’une attaque surprise d’Elfes sauvages, alors qu’Irina accomplissait avec ses cinq compagnons une mission pour un riche seigneur, qui voulait que son or soit bien gardé pendant son acheminement.

- Celle-ci en revanche, cela ne m’étonnerait pas qu’elle te fasse encore souffrir, même après tout ce temps. Le poison employé porte bien son nom. Une véritable saloperie, que tu as eu la chance de n’avoir eue que sur une petite partie de ton corps, et pas la plus fragile. Etrange, cependant que la couleur reste si tenace. Ca te fait mal si j’appuie ?

Sa main se pressa doucement sur la plaie, qui d’un seul coup sembla se rouvrir pour rappeler à l’archère l’insupportable sensation de brûlure qu’elle avait ressentie à l’époque où sa chair fut tranchée. Irina laissa échapper un juron sonore d’une voix rauque et s’échappa d’un mouvement d’épaule de la pression de main.

- Bon sang ! Mais c’est que tu fais mal sale bougre !

Elle lui jeta un furieux regard, qu’il ne sembla pas remarquer.

- Etrange comme le poison semble encore agir. Tu as ressenti la même douleur que la première fois n’est ce pas ?
- Sans la fièvre oui. Il n’empêche que ça fait mal. Refais ça encore une fois et je te jure que je te coupe tes précieuses mains !
- Pas la peine, Iri. Mais j’espère que tu te rends compte que nous sommes en connaissance d’une nouvelle propriété de ce poison. Enfin cela ne t’intéresse pas outre mesure, je le sais bien. Je vais garder ça pour moi. Tu dois continuer à appliquer l’onguent que je t’ai donné, il t’apaisera.
- Ces saletés d’Elfes ! Autant je les apprécie quand ils ne se font pas remarquer et se contentent de danser dans leurs forêts, autant quand ils deviennent agressifs je n’ai qu’une envie, les hacher menu en place publique. Si un jour je recroise des Elfes sauvages, je les étriperai sans aucun remords.
- Je te fais confiance pour ça. Tu peux te rhabiller, j’en ai fini avec toi. Sauf si tu tiens à rester, dans ce cas tu seras la bienvenue.
- Une autre fois, cher ami, une autre fois. Ce soir je vais rentrer chez moi et dormir du mieux que je peux. Depuis plusieurs jours le sommeil me fuit, et j’ignore pourquoi.

Saisissant son chemisier, Irina le renfila, puis relaça son plastron. Un simple baiser sur la joue de son ami, et elle quitta la chambre d’un pas lancinant, ses plaies apaisées par l’onguent appliqué. Toutes ces discussions faisaient remonter en surface tous les souvenirs d’Irina. Des éléments de son passé qui avaient été des moments clés de sa vie, et lui avaient permis d’arriver à cette place que beaucoup de ses hommes lui jalousaient. Et cela se résumait en un seul nom : Azaghâl Harradrim.


Un bois, aux abords d’Aathyion, il y a trois ans. Le soleil avait disparu depuis quelques heures déjà et avait cédé sa place aux quatre lunes. Pas un bruit au milieu de la nuit, dans ce bois abandonné par les diurnes. Deux seules personnes avançaient d’un pas rapide. Un homme, une femme. Irina. Arc en main, elle avait l’oreille tendue. A son côté, tout aussi silencieux qu’elle, un homme, emmitouflé dans une épaisse cape en laine.

L’archère se stoppa net au milieu du chemin. Au loin, elle avait entendu des bruissements, du mouvement. Son compagnon s’arrêta à son tour et se tourna vers Irina.

- On a été suivis ?
- Chuuuut, fit lentement Irina en bandant son arc et observant tout autour d’elle.

Personne, et pas assez de lumière pour discerner quoi que ce soit. L’homme saisit son épée et la brandit devant lui. Un son étouffé. Au devant, sur le bord du chemin, une masse sombre au raz du sol. Ce fut avec prudence que la jeune femme s’approcha de ce qui se révéla être un corps d’homme. Ses mains se décrispèrent et la tension portée sur la corde de l’arc se relâcha lorsqu’elle remarqua que l’homme était à moitié groggy. Irina s’agenouilla à côté de lui et passa le dos de sa main sur ses joues tremblantes. Il était froid, transi de froid, et il semblait avoir perdu toute force. La jeune femme eut le temps de percevoir dans un rayon de lune un dernier reflet dans les yeux de l’homme avant qu’il ne tourne de l’œil.

- Qui est ce ?
- Parce que tu crois qu’on reconnaît quelqu’un grâce au seul éclairement des quatre lunes, eh traîne savates ! Viens donc m’aider à le rentrer ou il va crever là comme la pire des pourritures.

Irina se releva et son compagnon vint l’aider à le lever, et le hissa sur ses épaules. Puis l’étrange trio reprit sa route vers une petite chaumière marquant l’entrée d’un tout petit hameau. Irina passa la première, et ouvrit la porte. Tous deux ils installèrent l’homme dans une chambre sous les combles.

- Regarde ses vêtements, dit Irina, assise à côté de l’homme. Il a du naître avec plus qu’une cuillère en argent dans la bouche, si tu veux mon avis. Il fait au moins partie des proches des Harradrim.

Elle se pencha pour border son hôte, qui semblait avoir repris un peu connaissance, mais pas assez cependant pour se débattre ou émettre le moindre son. Elle trempa ensuite un linge de coton dans le boc d’eau fraîche posé sur la tablette à côté de la couche de paille, et épongea son front.
Toute une partie de la nuit elle resta à son chevet, donnant à l’homme un peu de soupe et des petits légumes avant qu’il ne soit repris par un long sommeil réparateur. Ce ne fut qu’à ce moment qu’elle s’accorda un moment de répit et quitta la pièce, prenant soin de clore à double tours la porte.
Maison des mercenaires, bois d’Aathyion, le lendemain. C’était le branle-bas de combat, chacun des six occupants avait été tiré du lit aux aurores, peu avant l’apparition des premiers rayons de soleil. On grognait, on râlait, on questionnait. Ils étaient cinq à présent réunis devant une porte close, derrière laquelle dormait paisiblement un prince déchu.

- Tu aurais pu daigner nous faire part de ta découverte, Irina ! gronda un des cinq hommes.
- Pour que tu le tues dans son sommeil ! Ha ! Cours toujours face de singe, il n’y a aucun honneur à planter un poignard dans le dos de quelqu’un. S’il meurt, ce ne sera pas du fait d’un lâche assassin, répliqua la jeune femme, piquée au vif d’une telle agression.
- Il est là ?

La dernière personne à manquer à ce concile arriva enfin, permettant enfin d’aboutir à une décision prise en groupe. S’ensuivit une courte discussion qui se solda par le simple choix – un peu forcé – d’attendre la venue du roi. Puis tous les six furent surpris par le tambourinement soudain à la porte. Le prince s’était réveillé et les avait probablement entendus. Il voulait sortir, c’était évident. Et personne ne régit. Irina fixait la porte, comme si elle pouvait voir à travers, mais il n’en était rien. Et alors tous virent s’exfiltrer par les interstices une fumée dense.

- Que se passe t il ?...

BAM ! Une personne à terre. On ne voyait plus rien. La fumée avait envahit tout le palier, et une autre présence se fit senti. Imposante. §un autre coup se perdit. Irina eut le souffle coupé et passa d’instinct ses bras autour de son ventre douloureux avant de s’accroupir pour éviter de se prendre un autre coup de la bête. Des cris retentirent, le chaos venait de s’emparer de la modeste demeure. Irina entendit sortir de nulle part le mot « invocation », suivi d’un cri étranglé. Et puis, plus rien. Dernier grognement de l’immonde bête et elle disparut.

Tout le monde était affalé sur le sol, ou bien se retenait péniblement contre un mur. Irina se redressa sur ses jambes et contempla le désastre. Chacun d’eux en avait eu pour son grade. Quelques menues plaies ouvertes, beaucoup de coups portés aux torses.

- Pfiou ! Nous l’avons un peu sous-estimé…
- Ouais !
- Ne vous en faîtes pas, le Roi arrive !
- Bien, tout le monde va bien ?
- Ouais… Grmph c’est qu’il tape fort le salaud ! lâcha Irina en se massant les côtes et le ventre.

L’attaque avait cessé au bon moment, car le roi arrivait avec bonne escorte, et une bonne dose de soldats, qui pénétrèrent sans gêne dans la demeure et emmenèrent un prince inconscient. Les six mercenaires descendirent à la suite de cette procession et vinrent à la rencontre du roi. Dernière de la file, Irina garda la tête baissée pendant pratiquement tout l’échange entre le groupe et le souverain. Apercevoir son air impérial et dominant, sa suffisance à peine masquée lui avait suffit pour que lui viennent divers noms d’oiseaux qu’elle se retenait à grand mal de lui jeter à la figure. Elle acceptait son travail, mais pas cette attitude si égoïste et écœurante. Aussi, elle demeura silencieuse durant toute la discussion. Cependant, la tension ne se relâcha pas tant après le départ du roi, qui dans sa grande mansuétude offrit pour toute récompense une simple réduction d’impôts sur le mois à venir.

- Moins d’impôts ? pour avoir livré un prince de sang à un roi ! Mais où va le monde.
- Je t’en ficherai moi des « on va devenir chasseurs de primes », maugréa un autre.
- La prochaine fois on choisira mieux nos affaires.
- Il valait bien cinquante mille pièces d’or, ce prince là. L’aîné des Harradrim, l’héritier du trône.

Irina soupira, exaspérée, et leva les yeux au ciel. Tous se tournèrent vers elle.

- Un problème ma belle ?

L’archère secoua la tête, navrée.

- Mais regardez-vous, bande de pots à larves va ! Tout dans la gueule rien dans le futal ! Même pas assez courageux pour tenir tête à votre roi, alors qu’il promettait une belle récompense pour qui capturerait son neveu. Je me gausse de la claque que vous venez de vous prendre en pleine gueule tiens ! Des quenelles ! Nous aurons des quenelles à bouffer le mois prochain, parce que la réduction d’impôts c’est pas demain la veille qu’on y aura droit. On aurait du attendre avant de livrer ce type, et prendre une décision commune. Si ce règne commence ainsi, j’imagine pas comment on finira. Ce prince est l’avenir de la skaldique. Et aujourd’hui tous les espoirs que certains ont pu nourrir vont s’évanouir, car ses chieurs de frères ont eu aussi trop peur de leur oncle et ne seront jamais assez futés pour penser à se soulever contre lui, malgré leur force en nombre. Et vous, vous vous plaignez donc de n’avoir pas la récompense qui vous est due ? Mais par les couilles d’Alcuynn ouvrez donc votre esprit et vos yeux et découvrez celui qui vous dirige ! Mille diables !

Poings serrés, sourcils froncés et joues rougies d’amertume, Irina se tenait face à ses cinq compagnons qui la regardaient d’un air hébété. Mais elle n’en avait cure, et avait déjà décidé d’aller assister à ce qui devrait être l’exécution de l’héritier légitime.

- Tu as terminé ? demanda l’un d’entre eux d’une voix bien plus posée.
- Oui, répondit sèchement Irina. Mais si vous voulez parler, ce sera sur le chemin d’Aathyion, car je souhaite voir de mes propres yeux l’exécution du siècle et peut être pleurer la mort du prince déchu.

Sans attendre personne, elle traversa la pièce et monta rapidement dans sa chambre pour récupérer arc et flèches, puis descendit à l’écurie sceller rapidement son cheval et l’enfourcher. La direction était simple : la grand’place d’Aathyion.

Place publique d’Aathyion, peu de temps plus tard. La foule s’était rassemblée autour de la grande estrade qui avait été installée bien en vue du peuple, qui ne manquerait rien de l’exécution du prince Azaghâl Harradrim. Difficile alors pour les six compagnons de se frayer un passage pour se rapprocher le plus possible de l’estrade, Irina en tête, jouant des coudes pour faire son chemin. Tout était organisé avec soins, et cela avait l’air d’une cérémonie officielle. Les princes installés sur leurs balcons, le peuple avide de sang, le roi majestueux, le bourreau, et le bouc-émissaire. Le prince commençait à énoncer ses dernières volontés, qui, au fil des mots, se révéla être un appel au peuple et à leur bon sens. Le discours déstabilisa le roi qui fut forcé de hurler pour faire revenir un semblant d’ordre, mais il était trop tard. Le sieur Harradrim avait su gagner son peuple, et le cœur d’Irina battait à tout rompre. Il avait su se tirer d’affaire presque entièrement seul. Car une foule hurlant « liberté » marcha sur les soldats postés pour protéger l’estrade.

Tout se passa alors très vite, et Irina se tourna vers ses compagnons.

- Une chance de racheter notre faute se présente à nous, protégeons le et préservons sa vie, mes amis. Pour la skaldique et sa prospérité.

Acquiescement général, et balancés par la foule, les six mercenaires s’élancèrent en avant et grimpèrent sur l’estrade où le prince avait été libéré, l’entourant d’un cercle protecteur.

- Pourquoi m’aider ? avait demandé le prince surpris d’une telle situation.
- Nous avons trop longtemps été aveugles, je vous prie de nous excuser monseigneur, répondit l’ami d’Irina, qui était le plus proche du roi, car ne se battant pas et pouvant au mieux gérer quelque ennui physique.
- Bien ! Amenez-moi ce prétendu roi !

Trois partirent à la recherche du roi. Les autres restèrent. Irina en faisait partie. Vigilante, son arc était bandé et elle était prête à tirer en cas de mouvement suspect. La place avait retrouvé un certain calme. Alors que ses compagnons étaient à la recherche du roi, Irina s’adressa au futur roi :

- Veuillez pardonner notre conduite, mon prince. Et accepter en signe de rédemption le service de notre protection. Notre loyauté est votre, à présent.

Attentive, elle osa cependant lancer un regard en direction de son souverain en qui elle cru voir l’étoffe d’un grand roi. Le roi fut alors mené devant le vrai roi des skaldiques, et s’ensuivit une scène de torture comme rarement on pouvait en voir. Irina se jura de ne plus assister à pareille chose. Et de ne jamais y prendre part importante. L’oncle Harradrim avoua avoir volé la couronne, mais n’eut pas assez de temps pour le clamer haut et fort. Son sang coulait à flots sur l’échafaud, et, rendu puissant par ce soulèvement, Azaghâl Harradrim se déclara le roi des skaldiques, et réclama une prosternation générale, à laquelle le peuple obéit en toute docilité, Irina y compris.


Depuis ce jour, Irina ne quitta plus le roi et demeura dans son ombre. Officieusement, son groupe fut nommé par Azaghâl garde personnelle. Puis ce fut officiellement la quasi fin du mercenariat. Irina s’engagea rapidement dans l’armée d’Aathyion, comme archère, mettant à profit ce qu’elle avait appris durant sa formation militaire à Yavanna. Archère plus qu’aguerrie et militaire accomplie, Irina devint un modèle de vertu aux yeux de ses collègues, et après de longs mois de travail elle fut nommée par le roi en personne capitaine des archers d’Aathyion. Ses efforts d’intégration furent très grassement récompensés. Ajouté à cela que le roi montrait une relative bonne confiance à l’égard de ses compagnons et elle. Sa garde d’élite, dont personne ne connaissait l’identité. Des pions aux noms sus uniquement du roi et des six anciens mercenaires. Une nouvelle période de sa vie, dont l’introduction avait duré trois ans, et dont le développement commençait…




~ Hors Rpg ~

Comment trouves-tu le forum ? Magnifique !
Comment as-tu connu le forum ? Par le Staff =)
Des commentaires ? Je vous aime !!!! =3
Fréquence de présence ?Disons relativement souvent, pour ne pas dire quotidiennement.
Crédit avatar et signature : Orpheeeeeeeeeeeeeee’ !! =P N’Alexounette tu pourras me faire un zoli avatar steuplait ? =)





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Llyriëlle FaelivrinElfe Solaireavatar
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Il n'est pire eau que celle qui dort.


MessageAu service de Sa Majesté, Irina Del'HaunaïLun 20 Déc - 5:09
coucou

Pour moi ta fiche convient parfaitement. Tu es validée donc...

Mais, je pense qu'Az voudra s'occuper de toi, donc je laisse la fiche ici le temps qu'il dise ce qu'il pense.

Bon jeux à toi.
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MessageAu service de Sa Majesté, Irina Del'HaunaïMar 21 Déc - 3:35
Une belle histoire et un perso intéressant ! La validation étant faites je ne peux que te souhaiter bien des plaisirs dans ce merveilleux monde qu'est l'Aithinne.

Soon soon

geek
Irina Del'HaunaïHumainavatar
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MessageAu service de Sa Majesté, Irina Del'HaunaïMar 21 Déc - 4:38
Merci merci ^^ A très bientôt, majesté ! ;P
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MessageAu service de Sa Majesté, Irina Del'Haunaï
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